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Conditions de rentrée : communiqué du Snudi-FO 67

Des contaminations incontrôlables et une école abandonnée par le Ministre !

Depuis le début de la pandémie, l’école est un enjeu économique majeur pour ce gouvernement qui décide de la maintenir ouverte coûte que coûte. Le Snudi-FO 67 partage cet objectif à condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la sécurité des personnels et des élèves.

Or, depuis maintenant 2 ans de crise sanitaire, au contraire de ces homologues européens, notre ministre n’a pris aucune décision exceptionnelle pour permettre à l’école de continuer à fonctionner dans des conditions satisfaisantes pour tous.

Pire, alors que tous les autres ministres se battent pour obtenir des moyens pour faire face, lui a décidé de rendre l’argent octroyé par le parlement à son ministère : 220 millions en 2019, 75 millions en 2020, 75 millions en 2021. Comme si face à cette pandémie, l’école de la république n’avait pas de besoins pour continuer à fonctionner dans les meilleures conditions pour tous.    

Cette rentrée de janvier 2022 ne déroge pas à la règle : explosion des contaminations à la Covid19 avec plus de 200000 cas par jour que le ministre de la santé qualifie lui-même de véritable « raz de marée ».

Et que fait le Ministre de l’éducation nationale : il ne change rien ! Pire, il persiste dans ses mensonges, atermoiements et contradictions !

 Le 28 décembre, il déclarait sur France Inter : « Vu la contagiosité du variant, il y a un risque d’absentéisme accru. Nous débloquerons tous les moyens pour y faire face, notamment en moyens de remplacement, en capacité de recrutement de contractuels et de vacataires, en mobilisation, par exemple de jeunes retraités de l’éducation nationale » puis il annonçait qu’il faudra plusieurs tests, deux ou trois pour revenir en classe, déclaration aussitôt démentie par les services de son propre ministère.

Dernière minute : nouvelles règles d’isolement pour positifs et cas contacts, nouvelles conditions pour les retours en classe du primaire : à la veille d’une rentrée «désorganisée», les décisions du gouvernement sont précisées à la dernière minute et par voie de presse : INACCEPTABLE !

Désorganisation, ordres et contre-ordres, protocoles bidons, cacophonie, amateurisme et irresponsabilité…

Le Gouvernement sacrifie délibérément la santé, voire la vie des agents, salariés tout en qualifiant avec un cynisme des plus abjects les futurs contaminés, d’ « absentéistes ». Mais comme le dit notre ministre, expert en la matière : « il faut brasser de l’air ».

Lorsque le Snudi-FO 67 ne cessait de réclamer des masques protecteurs, des tests préalables à toute reprise d’activité, des recrutements statutaires de personnels qualifiés et formés, on nous répondait que les masques et les tests étaient inutiles, que les élèves n’étaient pas contaminants… Nous n’oublions pas.

Aujourd’hui, alors que la situation s’aggrave, c’est à nouveau la désorganisation qui est générée par notre ministère avec sa doctrine de « l’école ouverte » mais sans sécurité sanitaire efficiente. Dans les jours à venir, il faut s’attendre à une immense pagaille dans les écoles, la dégradation des conditions de travail des personnels et notamment des directeurs et directrices d’écoles ainsi que les conditions d’apprentissage des élèves vont irrémédiablement se poursuivre !

La seule issue, c’est la satisfaction des revendications :
– des postes statutaires pour faire baisser les effectifs et assurer le remplacement de tous les enseignants avec l’ouverture immédiate des listes complémentaires ;
– des postes statutaires pour les missions de dépistage dans les écoles (infirmières scolaires, médecins scolaires…)
– des capteurs CO2 et des purificateurs d’air dans toutes les classes ;
– des masques FFP2 à disposition et en quantité suffisante ;
– des dépistages systématiques ;

Le Snudi-FO 67 ne s’en tiendra pas, pour ce qui le concerne, aux mots.

Le bureau départemental du Snudi-FO 67 décide le dépôt dès demain d’une procédure d’alerte pour contraindre l’administration de l’Education Nationale, employeur et donc garant de la sécurité et de la santé de ses salariés, à arrêter les dispositions qui s’imposent au regard du « raz-de-marée » épidémique.