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GT ministériel « esprit d’équipe » du « Grenelle » du 21 septembre 2021 : notre compte-rendu !

Déclaration de la FNEC FP-FO : vous pouvez lire l’intégralité de notre compte-rendu à la fin de l’article !

Les documents qui nous ont été présentés dans le cadre de ce GT « esprit d’équipe » du « Grenelle » sont un condensé de l’offensive du ministre contre les statuts et la liberté pédagogique qui vise à mettre en place un management proche du privé avec une nouvelle hiérarchie intermédiaire, des ressources humaines de proximité, une carrière cadrée par l’ « accompagnement », issu de PPCR, où les personnels sont sans cesse remis en cause et transformés en « stagiaires à vie » !

La FNEC FP-FO rappelle qu’elle demande toujours l’abrogation de PPCR qui a instauré cette logique d’ « accompagnement » que nous combattons.
La partie I du document intitulée « des moyens accrus pour renforcer l’accompagnement des professeurs » vise à transformer les missions des personnels ou introduire de nouvelles strates hiérarchiques dans une logique de caporalisation.

Dans le premier degré :
Vous indiquez que pour « L’organisation et l’animation de la réflexion et du travail collectif », « Des dispositifs existent : fonctions mixtes du type CPC ou PE maître formateur (PEMF) ».
Faut-il rappeler que les missions des maîtres formateurs se portent sur la formation des stagiaires ?
On en revient à la volonté de transformer les titulaires en « stagiaires à vie » !
Quant aux conseillers pédagogiques de circonscriptions, vous voulez créer des inspecteurs low-cost en proposant « d’être davantage impliqués dans le pilotage pédagogique, aux côtés des IEN, en vue de s’engager dans des fonctions d’encadrement », faisant fi des statuts et des missions de conseil
dispensées par un pair inhérents aux fonctions de CPC.

Dans le second degré :
Vous proposez « La mise en place de chargés de missions dans le 2nd degré (chargés de mission auprès des corps d’inspection : CMCI) dans le cadre du développement des fonctions mixtes ».
« L’ensemble des missions dévolues aux inspecteurs (IPR, IEN ET/EG) pourrait être potentiellement exercé par les chargés de mission » avec des missions comme « formation, accompagnement d’enseignants, individuel ou en équipe, mener des rendez-vous de carrière, évaluateurs externes
d’établissements. »
« Les fonctions pourraient être accessibles à tous les agents, de préférence mais sans exclusive après le deuxième rendez-vous de carrière. » « Un processus de sélection clair, encourageant une démarche réflexive chez les candidats, serait mis en place. »

L’ensemble de ces dispositions constituent une attaque statutaire sans précédent !

Les statuts et missions des CPC, des PEMF, des enseignants, des IEN et des IA-IPR seraient bafoués pour mettre en place une nouvelle hiérarchie intermédiaire à même d’impulser le « pilotage par l’évaluation » cher au ministre et dont « l’accompagnement » renforcé et permanent des personnels est un élément clé.

Les évaluations d’établissement et d’école qui se multiplient, le plan maths-français et la formation « par les pairs », les RH de proximité, la fusion des corps d’inspection (IEN, IA-IPR) pour recentrer leurs missions sur le « pilotage », le cadrage des évaluations en lycée, le statut de directeur supérieur hiérarchique de la loi Rilhac aggravée de l’expérimentation « marseillaise » annoncée par E. Macron… Autant de mesures connectées entres elles dans le cadre du « Grenelle » qui vont totalement transformer les rapports des personnels à la hiérarchie en individualisant les carrières.

L’appel à la grève du 23 septembre FNEC FP-FO-FSU-CGT-SUD indique : « Nos organisations dénoncent l’ensemble de ces mesures qui tournent le dos à la priorité à l’éducation et cherchent à transformer en profondeur les métiers dans le sens de contraintes supplémentaires sur les personnels (…). Nous ne pouvons accepter de tels reculs. »

La FNEC FP-FO n’accepte pas ces contre-réformes et reste inconditionnellement attachée au statut et à la liberté pédagogique dans le cadre des programmes nationaux.
Nous demandons au ministre de stopper l’ensemble de ces mesures et de répondre à nos revendications en termes de poste, de salaires et de défense du statut.