Formation Spécialisée du 8 octobre 2026

Ce jeudi 8 Octobre 2026, le Snudi-FO 67 représentait la FNEC FP FO à la Formation Spécialisée en Santé, Sécurité, Conditions de travail du Comité Social d’Administration Spécial Départemental (FS SST du CSA SD). Nous en avons profité pour interpeller le DASEN monsieur Nicolas FELD GROOTEN, madame Marion DUBOIS PAGER, DASEN adjointe, Madame Marie ROGLER adjointe au directeur académique chargée du 1er degré et monsieur David-Olivier COMTE, secrétaire général de la DSDEN, sur de nombreux sujets, et voter des avis pour améliorer vos conditions de travail.

Notre déclaration liminaire

Lors de cette instance, le Snudi-FO 67 a affirmé en préambule tout son soutien aux lycéennes et lycéens et à leurs revendications légitimes, qui sont aussi celles des personnels et que le Snudi-FO 67 exige depuis de nombreuses années :

  • la baisse des effectifs par classe,
  • le remplacement des professeurs absents
  • la rénovation des établissements
  • la protection face aux vagues de canicule

Le Snudi-FO 67 a affirmé sa solidarité avec toutes les personnes blessées ces derniers jours, notamment les personnels, les chefs d’établissements et les élèves et a également dénoncé :

  • les mesures liberticides comme l’interdiction de se rassembler devant les établissements, décidées par certains préfets,
  • l’honteuse répression dont sont victimes ces élèves : gazages, interpellations, LBD et grenades assourdissantes,
  • les lycéens mutilés à vie,
  • les annonces gadgets comme la suspension des cours pour « instaurer un temps de démocratie interne », mesure rejetée par les chefs d’établissements,
  • le maintient de la suppression de 1588 postes d’enseignants pour la prochaine rentrée, dans le cadre du budget 2027,
  • le maintient des 54 milliards d’euros d’économie qui vont frapper de plein fouet les services publics, l’école publique et la jeunesse,
  • le niveau de fatigue, d’exaspération et de souffrance au travail des personnels du bas-rhin après seulement 5 semaines de classe,
  • l’impossibilité pour nos personnels de santé-psycho-social (personnels infirmiers, assistants sociaux, psyEN, médecins) de mettre en œuvre la passation d’un questionnaire VSS auprès de toutes les classes bas-rhinoises et d’en assurer les suites de façon satisfaisante,
  • l’impossibilité pour nos directions d’école, dont certaines sont déjà en évaluation d’école, d’assurer l’organisation du dispositif VSS dans un calendrier aussi serré (passage entre Toussaint et Noël sauf exception),
  • le mépris de l’administration envers les AESH travaillant en REP et REP + qui attendent 2 mois avant de pouvoir toucher ce qui leur est dû,
  • l’absence d’un protocole simplifié, clair et  utilisable en cas d’urgence, d’assistance et de soutien aux équipes pédagogiques et aux IEN lors d’agression sexuelle à l’école entre enfants, c’est au plus haut niveau de la hiérarchie de recevoir les parents,
  • les temps partiels à 80% imposés par le DASEN aux personnels qui souhaitaient travailler à 75% dont certains bénéficiaire d’une RQTH et d’une préconisation médicale des médecins de prévention, le désarroi et le mal être profond pour d’autres qui en découle à l’idée de devoir assurer pendant 7 semaines une mission de remplaçant pour laquelle ils se sentent totalement incompétent et démuni.
  • la pression exercée par certains IEN lors des rendez-vous de carrière PPCR et lors des réunions de directeurs dans de nombreuses circonscriptions pour que les signalements dans les registres SST baissent. Pour le Snudi-FO 67 , il ne faudrait pas que le « pas de vague » revienne à la faveur de l’apparition comme un des indicateurs de la souffrance au travail retenu par l’académie du nombre de fiche SST complétée dans une circonscription.
  • les PAS (Pole d’Appui à la Scolarité) qui en mutualisant les moyens d’accompagnement des enfants en situation de handicap entre des écoles bénéficiant du classement Rep et d’autre qui n’en bénéficient pas, complexifient les possibilités d’accompagnement des élèves scolarisés dans ces dernières. Dans le contexte de pénurie de personnel, les AESH qui acceptent de s’y rendre perdent le bénéfice de la prime REP,
  • l’ouverture d’une UEEA dans une école sans que les personnels statutaires ne soient nommés (AESH collectif) et sans moyens financiers dédiés pour équiper le dispositif (crayons, feuille, etc…)
  • les délais interminables pour obtenir une convocation devant le conseil médical nécessaire dans certains dossiers. Certains dossiers examinés récemment datent de 2022

LES AVIS votés en séance

Le Snudi-FO 67 et les autres formations syndicales se sont concertés pour voter à l’unanimité tous les avis lors de cette séance.

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