Réagissant aux résultats de l’enquête PISA, le ministre Geffray a indiqué publiquement « Dans le premier degré, les 18h annuelles de formation pourront être modulées jusqu’à 36 heures, en fonction des besoins exprimés par les équipes. »
Quelques jours avant, les organisations syndicales avaient reçu du ministère à un groupe de travail mardi 22 septembre : « ORS
refonte de la partie 108 heures »

Déjà aujourd’hui, ces ORS sont remises en cause par les inlassables tentatives des IA-DASEN d’accroître sans cesse le temps de
travail des enseignants : à chaque fois, le SNUDI-FO intervient pour les faire respecter.
Mais que signifient les propos du ministre concernant le passage de 18h à 36h de « formation » pour les personnels ?
Entend-il augmenter nos ORS au-delà de 108h ? La formation passerait-elle de 18h à 36h pour tous les collègues ou pour une
partie seulement comme le ministre le sous-entend ? Comment déterminer « le besoin des équipes » évoqué par le ministre ?
Si les 108h sont formellement respectées, à la place de quoi ces 18h de formation supplémentaires se mettraient-elles en place ?
Si le ministère entend améliorer la formation des enseignants, il n’a qu’à revenir à une vraie formation sur temps de classe en remplaçant les personnels qui y participent ! Il n’a qu’à respecter la liberté pour les personnels de s’inscrire aux animations pédagogiques de leurs choix. Et surtout qu’il abandonne tous les dispositifs visant à faire peser une pression permanente sur les personnels tout en augmentant leur temps de travail : évaluations d’école, résidences, pédagogiques, constellations…
Pour le SNUDI-FO, et au moment où nombre d’IA-DASEN piétinent déjà nos ORS, les annonces ministérielles ne peuvent que dissimuler une nouvelle offensive contre nos conditions de travail.
Le SNUDI-FO interviendra lors du groupe de travail pour refuser catégoriquement que cette prétendue « refonte » conduise à une augmentation du temps de travail des PE ou à une remise en cause de leurs ORS.
Le SNUDI-FO rendra compte des propositions du ministre lors du GT du 22 septembre.
