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Reprise du 11 mai : audience DASEN du 24 avril 2020

Consultation des directeurs et des syndicats sur la réouverture du 11 mai.

Ce vendredi 24 avril La DASEN a tenu une réunion de concertation en visioconférence avec des directeurs d’écoles et des organisations syndicales dont le SNUDI-FO 67.

La DASEN n’avait aucune certitude et a répété à plusieurs reprises que l’ensemble des éléments abordés et discuter durant cette réunion n’étaient pas figés et qu’il s’agissait juste de définir ensemble les craintes et les difficultés de la réalité du terrain émanant des personnels.

La réouverture :  quand ?

La seule certitude que la DASEN a exprimé est que seule l’ARS et la préfète pourront  donner le feu vert d’une éventuelle reprise.

Pour que ce feu vert soit donné,  il faut impérativement que le futur protocole sanitaire national  puisse être respecté : locaux prêts, masques, gel hydro alcoolique et tests… Ainsi pour le Bas- Rhin, il est fort probable que cette réouverture soit repoussée à la fin du mois de mai.

De plus certaines communes pourront rouvrir leurs écoles plus tard si les conditions sanitaires ne sont pas prêtes en fonction des contraintes propres à chacune.

Une prérentrée d’au moins deux jours sera accordé à chaque équipe afin de s’organiser et cela quelle que soit la date de réouverture. 

La réouverture : qui ?

Pas d’ouverture prévue en maternelle. La réouverture se fera d’abord pour les élèves de CM2,  accueil par demi-classe permettant la distanciation sociale, on peut fixer le nombre d’élèves accueillis en fonction de la surface de chaque classe, école …. Puis les autres niveaux de manière très progressive

Les parents décideront du retour de leur enfant il n’y aura aucun caractère obligatoire.

Les personnels à risque y compris  les directeurs d’école ou vivant avec une personne fragile ou dite à risque pourront continuer d’exercer en télétravail. Il faudra juste se signaler auprès de l’administration. La DASEN a bien insisté sur la priorité de la santé des personnels. L’administration devrait communiquer sur les démarches à faire auprès des collègues dans les prochains jours.

La DASEN a également signifié que le cas des collègues ayant des enfants en bas âge sera pris en compte.

Pour les intervenants ainsi en Religion/ELCO : à voir avec les autorités religieuses et les Consulats mais cela semble fortement compromis.

La réouverture : où ?

Dans des locaux entièrement désinfectés ! La municipalité en sera responsable !

Chaque municipalité devra s’assurer que les établissements puissent être désinfectés en respectant  le futur protocole sanitaire national.

En cas de manquement de la part de la municipalité ou en cas de désaccord sur la qualité du respect du protocole sanitaire, les directeurs devront contacter de toute urgence la hiérarchie.

Pour les RPI,  à cause des transports, il est probable que les enfants soient accueillis dans l’école de leur village et cela même s’il ne s’agit pas de celle fréquentée habituellement. De nombreuses communes n’ont plus d’écoles….

La réouverture : comment ?

 Chaque directeur  sera entièrement déchargé jusqu’à la fin de l’année. Aucun directeur n’engagera sa responsabilité. L’administration sera responsable à la fois de la sécurité des élèves et des personnels.

Le  travail par alternance pourra être envisagé c’est-à-dire un jour  un groupe et un jour l’autre groupe  ou des demi-semaines,  il faudra éviter les demi-journées de présence d’élèves.

L’organisation se fera  « école par école », par exemple l’articulation présentiel/distanciel sera à prévoir au sein de chaque école ; le directeur étant totalement déchargé pour assurer l’accueil, les relations avec les parents, les isolements d’élèves…

-Travail à mi-temps en présentiel et mi-temps à distance sera possible.

Les collègues qui seront en présentiel n’auront pas à assurer la continuité pédagogique à distance ; Pas de double journée .

-Pas d’objectif de programme ou de LSU à tenir.

En fin d’audience, la DASEN nous informe qu’un prochain CTSD sera réuni prochainement en visioconférence pour évoquer son intention de suppression des postes de remplaçants !

Et s’il le faut, le SNUDI-FO lui rappellera qu’il est scandalisé par cette idée de fusion des postes de brigades de de ZIL pour, en supplément, diminuer leur nombre !

Le service public d’éducation continue d’être en grand danger malgré les grands discours présidentiels !