Audience IA-DASEN/Snudi-FO 67 : notre compte-rendu détaillé du 6 janvier 2026

Une délégation du Snudi-FO (Aurélien DUTT, Audrey LAGES, Jacques POUSSE et Yannick LEFEBURE) a été reçue à la DSDEN 67 pour une audience bilatérale mardi 6 janvier 2026. Vous trouverez, ci-dessous, le contenu détaillé des échanges et des points abordés par notre organisation syndicale.

ASA sur COLIBRIS :

FO : Nous avons repéré de nombreux problèmes de mise en œuvre de la nouvelle plate-forme COLIBRIS. Certains collègues se sont vus refuser leur participation à une RIS sans explication, leurs recours ont été déboutés également. D’autres n’ont pas pu ajouter leur attestation de présence après la RIS…

Nous pensons également qu’il est aberrant de faire une demande d’autorisation d’absence pour participer à une RIS hors temps scolaire alors que les enseignants ne sont pas absents.

Mme Rogler : Pour l’instant, toutes les demandes de RIS ont été mises en attente du fait de ces dysfonctionnements. Nous attendions les modifications qui ont eu lieu durant les congés.

Un courrier partira sans doute aujourd’hui pour faire la proposition suivante :

– Lorsque la RIS a lieu sur temps scolaire : l’agent remplit une demande COLIBRIS puisqu’il ne sera pas en classe.

– Lorsque la RIS a lieu hors temps scolaire : l’agent ne remplira sa demande COLIBRIS que 48h avant l’animation pédagogique qu’il souhaite évincer en fournissant de suite l’attestation de présence de la RIS effectuée précédemment. (Il n’aura pas eu besoin de prévenir qu’il participerait à une RIS en amont) La date à renseigner à ce moment-là dans COLIBRIS est la date de l’animation pédagogique qu’on ne souhaite pas faire (puisque de fait, on sera absent à cette animation)

– Point particulier :  Si l’agent annule sa participation à une animation mais qu’il participera à une RIS par la suite, il lui faudra tout de même remplir COLIBRIS même s’il n’a pas encore effectué la RIS et que l’attestation de présence parviendra par la suite. Il faudra retourner sur COLIBRIS pour ajouter la PJ par la suite et si cela ne fonctionne pas, l’envoyer à la secrétaire de l’IEN ou à la CPC de circonscription.

FO : Lorsqu’un collègue demande une absence de moins d’une demi-journée, le directeur a la possibilité de donner un avis favorable et de répartir les élèves en interne ou de donner un avis défavorable, auquel cas, la demande parvient à l’IEN qui peut choisir d’accorder l’absence avec ou sans traitement. Quelles sont vos consignes en direction du collège d’IEN ?  A l’origine, L’IEN n’avait pas de notification si le remplacement avait lieu en interne, est-ce réglé ? Et comment les collègues sont-ils informés s’ils percevront ou non leur rémunération ? 

Nous avions annoncé que nous aurions une tolérance concernant les situations individuelles et nous nous y tiendrons. Dans l’idéal, nous souhaiterions que lorsque l’agent fait sa demande, il soit informé que l’avis est « avec traitement » MAIS nous nous laissons la possibilité d’étudier chaque situation au cas par cas et de refuser une demande d’autorisation d’absence en cas d’abus ou de nécessité de service.

Suite à la mise à jour de COLIBRIS, normalement l’IEN reçoit une notification si une demande d’autorisation d’absence est déposée et validée par le directeur. Cela fait partie des points demandés par nos services.

FO : Nous attirons votre attention sur le fait que le secret médical risque de ne pas être respecté avec cette nouvelle procédure. En effet, en répartissant en interne, l’agent peut sentir une pression à justifier ses absences auprès de ses collègues.

Mme Dubois-Pager : Il est hors de question que des collègues subissent des pressions ou que le secret médical ne soit pas respecté. En cas de problème, contactez nos services.

Postes à exigences particulières :

FO : Nous avons eu l’occasion d’échanger hier en CSA Académique au sujet de votre circulaire TPS qui s’attaque au droit à temps partiel des agents et qui représente une seconde marche à la dérèglementation. Nous avons repris toute la problématique des postes spécifiques (Postes à profil et postes à exigences particulières) et noter l’incohérence entre les Lignes Directrices de Gestion Ministérielles et vos circulaires départementales. (voir notre déclaration liminaire à ce sujet faite en CSA académique hier lundi 5 janvier 2026)

Beaucoup de directrices occupent des postes de TPS mais travaillent à 100% : ces directrices subissent actuellement des pressions orales pour changer de classe. Quid des temps partiels de droit ? Quid des demandes de Temps partiels de droit ou thérapeutiques qui interviendraient en cours d’année ?  

Un des principes fondamentaux de la fonction publique est que le service doit s’adapter au droit et non l’inverse.

Mme Rogler : Le gouvernement précédent nous demandait d’avoir ¼ de postes spécifiques. Nous en sommes encore loin.

Nous considérons qu’enseigner auprès d’enfants de moins de 3 ans demande des compétences spécifiques et nous souhaitons qu’il y ait un même référent toute la semaine.

Cette situation concerne environ 32 personnes dans le département.

Le temps partiel de droit est de droit donc nous ne pourrons pas nous y opposer. Par contre, nous avons une possibilité règlementaire de dire aux PE que s’ils sont en TP, ils doivent changer de poste pendant la période de Temps partiel tout en restant titulaire de leur poste qu’ils pourront retrouver lorsqu’ils reprendront à 100%.

Les enseignants doivent avoir à l’esprit que s’ils candidatent sur 1 poste de TPS, ils s’engagent à travailler à temps plein.

Nous n’avons pas bousculé les compositions d’écoles cette année mais nous analysons les situations au cas par cas et s’il devait y avoir des procédures à assouplir suite à une mise au point avec le recteur, nous le ferons.  

Nous rappelons qu’il en est de même pour les directions d’école.

Remarque FO : Il va falloir rester vigilants dans les années à venir car des pressions pourront donc apparaitre sur les directrices et directeurs à temps partiels ! Si tel est le cas et si vos droits sont bafoués, prenez d’urgence contact avec le Snudi-FO.

Mouvement de Haguenau

FO : La sectorisation de Haguenau a été modifiée par la municipalité depuis l’an dernier avec pour objectif de vider peu à peu l’école St Georges en vue de la création de l’école Thurot. Où en est cette modification structurelle et quel sera l’impact pour les enseignants ? Un mouvement spécial sera-t-il créé cette année pour préparer les transferts à venir ?

Mme Rogler : Nous rencontrons M. Saccucci (IEN Haguenau Nord) vendredi 9 janvier 2026 pour en parler.  Nous proposerons bien cette formule aux collègues car l’IEN souhaite que les équipes en place, qui fonctionnent bien depuis des années, puissent continuer à le faire. Par contre, nous ne garantissons pas que tous les enseignants puissent être maintenus. Si la baisse démographique amène à une fermeture, il y aura bien un collègue qui ne pourra être maintenu. Pour anticiper cette problématique, nous avons posé des postes de PES qui sont, par définition, provisoires.

Calendrier des instances :

Mme Rogler : Nous allons diffuser une information écrite dans la semaine pour vous donner le nouveau calendrier des instances. Le ministère a en effet décidé de toutes les reporter à l’issue des élections municipales.

Le 2e tour ayant lieu le 22 mars, nous vous enverrons les documents de travail le 23 mars et le CSA-SD aura lieu 8 jours après, soit le 31 mars.

Le CDEN suivra de près (le 3 avril ?)

Le mouvement aura lieu une semaine sur temps de vacances et l’autre  semaine sur temps de classe.

FO : En ce qui concerne le mouvement, nous vous demandons que cette année soit instauré un vrai Groupe de Travail où nous pourrons croiser les informations et éviter le capharnaüm de l’an passé notamment à propos des règles de priorité, des retours de CLD, des postes de TRS, des fusions d’écoles…

Mme Rogler : nous vous entendons et sommes favorables à un groupe de travail préalable à la circulaire mouvement, en effet.

FO : Il a été très difficile de communiquer avec la cellule mouvement l’an passé, nous n’avons jamais eu de réponses à nos mails par exemple : ni nous ni les agents directement. Comment cela va-t-il se résoudre cette année ?

Mme Rogler : Ce n’est effectivement pas normal. On doit répondre à l’agent mais il faudrait aussi 1 mail à l’Organisation Syndicale pour annoncer que nous avons répondu à l’agent.

CLM / CLD / Citis

FO : nous constatons un certain nombre de blocages administratifs inacceptables surtout avec nos collègues les plus fragiles dans leurs demandes de CLM, CLD et CITIS. Nous vous alertons à propos des collègues placés dans un vide administratifs :

  • collègues non autorisés à reprendre le travail,
  • mais pas encore reconnus officiellement en CLD, ce qui les place sans statut clair, avec des conséquences lourdes sur la rémunération, la protection statutaire et le suivi administratif.

Gestion des dossiers CITIS : l’administration nous indique que les demandes de CITIS sont instruites par le rectorat,

  • ce fonctionnement entraîne que la DSDEN n’est pas toujours informée de l’état d’avancement des dossiers, ce qui complique le suivi des situations individuelles.

Nous avons souligné que cette organisation ne peut pas se traduire par une absence de réponse ou un défaut d’information des agents concernés.

Délai de 4 mois : une automatisation dangereuse. Au bout de 4 mois sans réponse, la procédure prévoit une reconnaissance implicite (automatisée). Nous avons toutefois alerté sur un risque majeur :

  • si la reconnaissance est finalement refusée a posteriori, les collègues peuvent se retrouver brutalement en difficulté, avec des conséquences administratives et financières graves.

Nous avons exigé que :

  • la DSDEN dispose systématiquement d’une information claire sur les dossiers CLM, CLD et CITIS,
  • les collègues ne soient plus laissés dans l’incertitude,
  • et qu’un interlocuteur identifiable soit en mesure de répondre au niveau départemental, même si l’instruction relève du rectorat.

Réponse de l’administration : Mme Rogler a indiqué que les services avaient entendu notre délégation.

FO : nous souhaitons également évoquer avec vous le sujet grave des Enfants à la rue qui dépasse largement les personnels mais qui les place dans une situation intenable. Les températures de ces derniers jours (tout comme en décembre) sont très basses, des enfants scolarisés dorment dans la rue. Ce sont des élèves que les enseignants accueillent chaque matin, parfois épuisés, parfois malades toujours en grande détresse.

Les personnels ne peuvent pas rester indifférents à cette réalité brutale. Ils ne sont ni responsables de l’hébergement d’urgence ni compétents pour y répondre mais ils en sont les témoins directs.

Nous dénonçons les courriers adressés aux enseignants qui occupent des écoles car ils ne règlent en rien le problème de fond. Ils ajoutent une pression supplémentaire sur des collègues éprouvés ; vous les placez face un dilemme moral insupportable : fermer les yeux ou agir !

Nous rappelons que la protection de l’enfance relève de l’Etat et des autorités compétentes. Nous demandons donc que l’institution prenne pleinement sa part et alertant officiellement les services de l’Etat.

Nous demandons également que les personnels ne fassent l’objet d’aucune pression pour tenter de protéger des enfants.

Mme Dubois-Pager : nous sommes évidemment pleinement attentifs à ces situations humaines particulièrement dramatiques. Un courrier a été adressé aux enseignants engagés dans cette démarche citoyenne, avec des termes volontairement mesurés. Il y est rappelé que les locaux scolaires ne relèvent pas de la propriété de l’institution, sans pour autant ignorer la réalité des situations rencontrées. Les services de l’État poursuivent un travail étroit et coordonné avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment la commune, afin de rechercher des solutions adaptées.

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